27 ans de lutte du peuple togolais !
50 ans de dictature sanglante d’une même dynastie : Ça suffit !
Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Démission !



Ce 5 octobre 2017 marquera le 27e anniversaire du soulèvement populaire du 5 octobre 1990 par lequel le peuple togolais a initié sa lutte ouverte pour en finir avec le pouvoir de la sanglante dynastie cinquantenaire des Eyadema-Gnassingbé.

Informé qu’à cette occasion, le Parti national panafricain (PNP) et les partis politiques membres des regroupements CAP 2015 (…) et GROUPE DES 6 (…), CAR et Santé du peuple appellent à marcher pacifiquement sur toute l’étendue du territoire national les 4 et 5 octobre 2017, le Parti des travailleurs leur exprime tout son soutien et appelle le peuple togolais à participer massivement.

Outre les mots d’ordre sur lesquels ces marches sont appelées, le Parti des travailleurs appelle à manifester dans l’unité des organisations se réclamant de la démocratie sur les mots d’ordre suivants conformes à l’actualité de la situation politique togolaise :

    Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Assassin !
    Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Voleur !
    Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Pilleur !
    Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Démission !
    Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Dégage !

Assassin ! :

Il l’est ! Car depuis 12 ans qu’il est au pouvoir, Faure Essozimna EYyadema-Gnassingbé a fait assassiner :

En 2005, plus de 1 000 citoyens innocents selon la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), plus de 400 à 500 selon la Mission de vérification des faits mandatés par l’ONU, tout au long du triple coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral par lequel il a marché dans un fleuve de sang pour aller s’assoir dans le fauteuil présidentiel laissé vacant par le décès de son père, le 5 février 2005 ;

Depuis lors, plusieurs centaines de citoyens innocents parmi lesquels :

    Atsutsé Kokouvi Agbobli, tué le vendredi 15 août 2008 ;
    plus de 17 militaires, tués au domicile de Kpatcha Gnassingbé, à Kégué, à Lomé, dans la nuit du 12 au 13 février 2009 ;
    plus d’une quinzaine de jeunes filles, assassinées et mutilées lors de meurtres rituels dans la Préfecture du Golfe de mai à octobre 2011 ;
    Mme Améyo Yvonne Mariette Amekoudji, Mlle Togbévi Ami et Yao Komlanvi Dagbe dit « Cochon malade » assassinés lors de la répression de la marche pacifique du CST, en juin 2012 ;
    Anselme Gouyano Sinadare, 12 ans, élève en classe de 6ème et Sinalengue Douti, élève de 21 ans, assassinés à Dapaong lors de la répression sanglante de la manifestation des élèves, le 15 avril 2013 ;
    Etienne Yakanou, responsable de l’ANC, arrêté dans l’affaire de l’incendie criminelle des Grands marchés de Lomé et de Kara, assassiné à la Gendarmerie nationale, le jeudi 16 mai 2013 ;
    Mohamed Sadjo, élève, assassiné à Gléi lors de la répression violente et brutale d’une manifestation spontanée des élèves, le 2 mars 2015 ;
    8 citoyens innocents manifestant à Mango contre un projet de réhabilitation des aires protégées dans la Préfecture de l’Oti, les 6, 7 et 26 novembre 2015 ;

    Des citoyens innocents assassinés lors de rituels sacrificiels humains en faveur de Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : 14 citoyens dont une femme enceinte et 13 hommes, la nuit du 12 au 13 janvier 2017, 17 jeunes dont 14 garçons et 3 jeunes filles, à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire des 50 ans au pouvoir du clan Eyadema-Gnassingbé, dans la nuit du 13 au 14 avril 2017, 27 citoyens dont 24 hommes et 3 femmes, à l’occasion de la commémoration du 57e anniversaire de l’indépendance du Togo, dans la nuit du 26 au 27 avril 2017 ;
    Alabi Nadjinoudine, manifestant assassiné lors de la marche pacifique spontanée de protestation à Lomé, contre la hausse injustifiée des prix des produits pétroliers, le mardi 28 février 2017 ;
    Ouro Tefie Agbastou et Amadou Mamadou Afissou, assassinés par balles lors de la répression militaire de la marche pacifique organisée par le PNP, à Sokodé, le samedi 19 août 2017 ;
    Abdoulaye Yacoubou, 9 ans, élève en classe de CM1, tué par balles lors de la répression militaire à Mango, le 22 septembre 2017 (NDLR)
    Rachad Agrigna, 15 ans, élève en classe de 3e, décédé des suites de ses blessures par balles lors de la répression militaire à Bafilo, le 22 septembre 2017.

Voleur ! :

Il l’est. Car Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé a lui-même déclaré, le 26 avril 2012 : « Lorsque le plus petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre, alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès ». Or, aucune sanction n’a jamais été prise contre ce « petit nombre » ; on comprend qu’ils bénéficient de la totale impunité dont il les couvre en tant que chef de file de cette bande de voleurs qui accaparent, par les détournements de biens et deniers publics, ce qui appartient à la collectivité des citoyens togolais, pour se bâtir d’impressionnants patrimoines. Sinon, où Faure Eyadema-Gnassingbé a-t-il trouvé autant d’argent pour se procurer toutes ces propriétés qu’il a au Togo et en Europe ?

Pilleur ! :

Il l’est ! Car Faure Eyadema-Gnassingbé est à la tête d’une vaste entreprise de pillage des richesses minières du pays (phosphates, clinker, fer, or, diamant, marbre, pétrole, coltan, manganèse, etc.) dont l’exploitation, souvent entreprise en toute illégalité et concédé à des groupes maffieux étrangers qui s’en partagent les profits avec lui et les membres de sa camarilla, en les soustrayant à la comptabilité nationale où elle figure peu ou pas du tout. C’est le cas de l’exploitation pétrolière qui est au centre d’un retentissant scandale qui défraye la chronique actuellement où on apprend qu’elle est entreprise depuis plusieurs années sans qu’une quelconque somme n’ait été versée à l’État.

C’est ce pillage qui nourrit les flux illicites de capitaux qui sortent du Togo comme le confirme le Rapport du Global Financial Intégrity (GFI) qui les estime entre 2003 et 2013 à 22 507 millions de $ US, soit 11 253 000 000 000 de FCFA, en moyenne 1 023 milliards de FCFA par an sur les 11 ans, plaçant le Togo au premier rang mondial des transferts maffieux de capitaux comme l’a notamment révélé le scandale des Panama Papers à propos de la société WACEM.

Démission ! :

Car d’une part, Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé est disqualifié pour continuer à conduire le Togo pour sa mauvaise gestion du pays, et, d’autre part, après 12 ans de pouvoir, il doit être sanctionné pour son refus d’accéder à la revendication d’un retour à la Constitution de 1992 ; laquelle disposant qu’« En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats (de 5 ans renouvelable une seule fois) » implique sa démission automatique, aujourd’hui unanimement exigée par le peuple togolais dans tout le pays. Constitution dont le tripatouillage le fait tomber sous le coup de son article 148.

Dégage ! :

Car Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé est aujourd’hui sommé de quitter le pouvoir par un soulèvement général du peuple togolais s’inscrivant dans la continuité des soulèvements populaires qui ont « Dégagé » du pouvoir les dictatures corrompues lors du « printemps arabe », qui a chassé les dictateurs Hosni Moubarak d’Egypte (en février 2011) et Ben Ali de Tunisie (en janvier 2011), puis celui de Blaise Compaore du Burkina Faso (en octobre 2014). Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé doit « Dégager » parce que, comme tous ces régimes, il est responsable de la dictature, de la gabegie, de la faillite et de la ruine de ces pays africains dont la jeunesse est poussée au désespoir, jusqu’à aller se noyer dans la Mer Méditerranée, dans sa quête d’un meilleur sort en Europe.

Faure Essozimna Eyadema-Gnassingbé : Assassin !, Voleur !, Pilleur !, Demission !, Dégage !

Lomé, le 2 octobre 2017,

Pour le Parti des travailleurs,
Le Secrétaire chargé de la coordination
Claude Améganvi